... Il est vrai que, lorsque l'on n'est ni
franc-maçon ni inspecteur des finances ni amateur de cigares, et
qu'on n'a pas encore grimpé assez haut pour pouvoir intégrer le
Racing, le plus simple est encore de se rabattre sur un réseau
régional pour se constituer un carnet d'adresses.
Ils sont au demeurant très efficaces. Voyons par
exemple l'Association des cadres bretons. Avec ses 600 adhérents
(parmi lesquels Patrick Le Lay, Yves Rocher et PPDA), avec son réseau
de dirigeants bien implantés dans l'agroalimentaire, la grande
distribution et les médias, elle est capable de faire la courte
échelle à n'importe quel porteur de chapeau rond. Son site Internet
reçoit d'ailleurs une vingtaine de nouvelles offres d'emploi chaque
mois. Mais les affaires se nouent surtout par le bouche-à-oreille,
lors des nombreuses manifestations organisées par l'association,
déjeuners-débats et autres conférences bretonnisantes, ou grâce à l'annuaire publié par le club.
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C'est lors d'une de ces réunions qur Françoise Bouchereau-Prince,
ex-responsable du recrutement d'une SSII au chômage, a rencontré
Diane Revillard, l'une des dirigeantes d'Optrium, un éditeur de
logiciels. "Quand je lui ai dit que je cherchais du travail, elle
m'a tout de suite proposé un poste", se souvient-elle. Ravie
aussi, Catherine Laudic, directrice du développement de Créa Crèche
Conseil, une jeune société qui biberonne les projets de garderies
d'enfants interentreprises. "Depuis trois semaines, j'essuyais le
barrage de la secrétaire d'un de mes prospects, directeur chez
Intermarché. Par le biais de l'association, j'ai eu son portable et
j'ai pu lui présenter mon projet", raconte cette Morbihanaise de
33 ans.
Des histoires comme ça, les présidents de club en sortent tous de
leur manche...
Véronique Yvernault
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