Coups-de-coeur

 

 

ASSOCIATION DES CADRES BRETONS

 LIVRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       

La sculpture romane en Bretagne 
Par Anne Autissier - Editions Presses universitaires de Rennes - 26 euros 

Les plus grands écrivains français, nous rappelle l’auteur, se sont intéressés à l’Art Breton sous toutes ses formes. H.de Balzac assez critique, G. Flaubert « Par les champs et les grèves » 1847, Stendhal « Voyages en France » 1837, Mérimée « Voyages dans l’ouest », Julien Gracq… 
L’art roman breton riche et original à la fois a suivi les tendances de l’époque venant souvent par le Poitou et l’Anjou. Si les Monts d’Arrée constituaient des barrières au transport des blocs de pierre, pour prendre un exemple, il n’en était pas de même pour les idées et les goûts qui eux, circulaient, sans oublier l’apport d’Outre-Manche. Réjouissons-nous de voir la Bretagne romane remise à l’honneur après l’ouvrage de Roger Grand (et A. Mussati qui remonte à 1958) et les publications d’Ouest-France (1998 – coll.Références) avec L.M. Tillet Bretagne romane, coll. Zodiaque 1982. 
Marie-Thérèse Camus nous annonce dans sa préface un véritable Tro-Breizh (tour de Bretagne) et c’est exactement l’idée. L’expression humaine est très pénétrante et sait traduire les exigences de la société, les modes, les goûts. On découvre avec plaisir les visages inspirés, des postures, des proportions étonnantes. L’auteur rappelle des aspects techniques tels que la difficulté de 
travailler le granit et d’abord de le transporter à un chantier d’abbaye ou d’église. 
Le Tro Breizh est très étendu… de Fougères, Rennes, Dinan, Nantes, Guérande. De Langonnet, Priziac, Fouesnant, Locquénolé, Telgruc, nous voyageons en bonne compagnie. Les photos très détaillées sont abondantes. On voit des scènes sur les thèmes : religieux, végétal, saisons, vie quotidienne, récompenses, châtiments. Bref, tout y est : les bons et les méchants, avec les animaux, les bateaux, les monstres ! L’auteur aborde 
tous les aspects, aussi bien économiques qu’historiques comme la construction religieuse de la Bretagne. Vous découvrirez les descriptions passionnantes de chefs d’oeuvres de Saint-Gildas de Rhuys, Locminé, Landevennec, Lanleff, Priziac avec leurs chapiteaux, sans oublier Loctudy, Pleurtuit et Perros-Guirrec. Le travail de la pierre, le montage des voûtes nous sont expliqués et nous revivons la vie de ces sculpteurs et tailleurs de pierre modestes et talentueux à la fois. 
Les oeuvres sont présentées et classées par styles les plus marquants : corinthien, géométrique, figuratif, historié ou végétal stylisé. L’une des plus belles visites qui s’imposent est Landevennec, mais les îles aussi 
ont leur part de gâteau : Arz, Batz par exemple. Ces oeuvres nous renseignent sur la société des XIème et XIIème siècles qui les a 
commanditées, créées et regardées. 

Alain Baumard 

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Gilles SERVAT 
Portrait - Coop Breizh 15 euros 

Le livre de Erwan Chartier est un passage obligé pour qui désire connaître Gilles Servat. Ecrit par un journaliste doté d’une certaine acuité d’observation, l’ouvrage est bien renseigné, d’une écriture sobre et de lecture facile, à tel point qu’il suffit d’y entrer pour ne pas le quitter. Si on ne s’immisce pas dans l’intimité de l’artiste, on sait tout de son parcours, de l’enfance jusqu’à cette 35ème année de scène et l’Olympia où il vient de triompher, montrant si besoin était qu’il dispose d’un bon follow up, comme on dit, ou d’une sympathie quasi fusionnelle du public. On apprend tout de la personnalité de l’artiste, de sa vie romanesque de barde rebelle, de son caractère graniteux, de son attirance très jeune pour la Bretagne dont il avait bien étudié les contours et les autochtones. Un ouvrage quasiment exhaustif avec, ce que chacun appréciera, une trentaine de belles photos en compagnie de ceux qui ont jalonné sa route, une multitude d’anecdotes, une quinzaine de ses plus beaux titres  en français ou langue bretonne et des poèmes. La Blanche Hermine et l’autre Blanche Hermine. Il aurait pu être peintre de fantastique ou fiction, il sera poète, écrivain, chanteur, mais pas de ceux qui servent de la  soupe médiatique. Un exalté, subversif, abrasif mais si sensible. On le suit de Nantes à Groix, de Dublin à Quimper, de Paris à Locoal, de chez Ty Jos à Reun Lhostis. Un saint breton a dû se pencher sur son berceau. Le même saint que pour Glenmor ou Gweltaz ar Fur, ou Jean Michel Caradec, encore que, pour ce dernier… Merci Erwan Chartier. 

Gérard Le Ber 

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Alindien par Laurent Merer - Editions Le Télégramme - 20 euros. 

Alindien désigne l’amiral commandant la zone maritime de l’Océan Indien. 
C’est l’affectation que reçoit Laurent Merer en juillet 2001 et qui se prolongera jusqu’en octobre 2002. 
C’est une belle affectation ; la zone géographique est immense ; la zone maritime baigne près de quarante pays. La France entretient des relations de coopération avec plus de trente d’entre eux. Elle est présente avec quelques uns de ses territoires, un réseau dense d’ambassades et d’Attachés de défense, des troupes basées à la Réunion et à Djibouti et ses bâtiments dont une dizaine de permanents et jusqu’à trente pour certaines interventions. 

Laurent Merer nous fait partager sa vie incroyablement bien remplie à partir de deux séries de documents. Des textes écrits au jour le jour et qui mêlent donc des reportages de navigation, d’opérations en mer, de découvertes de ports et autres lieux, des visites d’ambassades et d’autres autorités et de rencontres variées telle celle de l’évêque de Djibouti, de l’Amiral commandant la cinquième flotte américaine, Willy dans l’intimité ou de Monsieur Martin de Dubaï qui sait  tout faire et fait tout au point d’être « une base navale à lui tout seul. » 

Les messages adressés au chef d’état- major des armées et aux équipages sont intercalés et nous pouvons percevoir plus précisément à travers eux le contenu et le déroulement de la mission de l’auteur.
Deux évènements ont particulièrement marqué cette période avec des conséquences sur l’action du commandant et des troupesnavales engagées, le 11 septembre 2001 et les élections présidentielles à Madagascar.

Le plus grand mérite de ce livre est, sans doute, de nous donner un éclairage original et large sur les Forces Navales, leur action, leur efficacité, leur faculté d’adaptation. La période qui a suivi le 11 septembre 2001 est à cet égard particulièrement significative. 

Nous suivons avec un intérêt constant l’aventure de ce « Prince de la mer ». C’est la traduction de l’arabe âmir al-bahr qui a donné amiral.
Cet ouvrage a été couronné par l’Académie française.

Anne-Marie Raude 

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La Bretagne, tout le monde en parle 
Editions Des Dessins et des Mots -Bannalec - Tél : 02 98 35 40 56 

Il y a pléthore de livres sur la Bretagne et les Bretons, ces temps-ci. Mais celui de Ronan Le Flécher et Didier Le Gorrec sort du lot. Il va plus loin. C’est journalistique, sociologique, économique, démographique, psychologique, gastronomique, pour finir en touristique…… tous des mots en « ique », sauf  soporifique. Parce que ça n’est pas une sinécure de percer le mystère de la cuirasse des Bretons emplis de celtitude. 
Nos deux auteurs ont reçus des témoignages de personnes issues de plus de 30 nationalités, plutôt des femmes d’ailleurs, pour moitié européennes. Un tiers d'hommes, belges et anglais, mais plus de femmes (les 2/3) hollandaises, allemandes, italiennes et américaines. Les femmes ont une intuition peut-être plus forte d’une identité. 
La préface est de Kofi Yamgnane, un choix délibéré des auteurs dans la génialité de leur âge, pour que ce soit des étrangers qui nous renvoient notre image, nous disent les raisons pour lesquelles ils nous identifient comme bretons, selon leur propre sensibilité, sans faux-fuyants. Autant le dire tout de suite, cela abouti à un constat plutôt favorable même si les défauts ne sont pas dissimulés. On serait même montré souvent performants et passionnés. Ouf. Ces étrangers qui débarquent par air ou mer et qui trouvent les aéroports petits et cherchent des dolmens partout en seraient presque sympathiques. 
De la propagande à l’eau de rose, direz-vous ! Que nenni. 
C’est surtout très instructif voire édifiant. Et puis les occasions de sourire ne manquent pas. 
Surtout sur les dessins de Malo Louarn. 

Gérard Le Ber 

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Cornélius… ou le combat des dieux 
Par Anny M. - Editions Les Oiseaux de papier 
29,50 euros Livre + CD Audio 
www.les-oiseaux-de-papier.com 

Anny M., l’auteure, est née dans le quartier breton de Paris en 1946. Elevée au milieu des livres, elle a grandi au milieu de la Nature et a côtoyé différents maîtres auprès desquels elle n’a cessé d’apprendre. Elle vit aujourd’hui à Tréhorenteuc (Morbihan) où elle est surnommée « La Dame blanche de Brocéliande ». 

Druidesse des temps modernes, elle nous initie dans ce livre à la mythologie celte. Nous partageons l’apprentissage du fils d’un dieu celte, Kernunos, allant de Bretagne en Écosse puis en Irlande. Nous voyageons de monde en monde, de Brennilis dans les Monts d’Arrée à Tech-Daru, la demeure du dieu. Nous affronterons Castor Noir et les forces du Mal aux côtés de Cornélius. De ce combat, il ne sortira qu’un vainqueur. 
Prose et poésie s’unissent pour nous transporter au coeur du monde celte. Passionnant et dépaysant. Un CD audio est joint à ce livre : huit textes mis en musique par Myrdhin, célèbre harpiste breton, et récités par Zil. Là aussi, nous serons embarqués vers d’autres ailleurs, bien loin de nos quotidiennes préoccupations. 

Un bel ouvrage. Un livre-cadeau à s’offrir et à offrir. 

Claude Calvet 

Disques (Gérard LE BER)

Cécile Corbel 
Songbook1. chez Keltia Musique 

Chateaubriand disait que le Breton n’a qu’une corde à sa harpe, celle de la tristesse. C’était avant Cécile Corbel. La harpe celtique vibre de mélodies et de joie sous ses doigts de jeune compositeur-interprète virtuose, aux initiales et au talent de star. En 2005, elle était lauréate du prix « Paris Jeunes Talents ». Elle vient de sortir Songbook 1, son premier « cahier de chansons », premier d’une longue série. La harpe celtique, instrument des druidesses à la sensualité mystique, semble avoir été conçue pour elle. Ajoutez-y une voix cristalline, gracile et souvent mutine. Vous voilà transporté dans son univers de mélodies celtes. Un univers fantastique et apaisant que CC dessine autour d’elle. Une onde de pureté dans sa musique 
spirituelle, une onde de plaisir pour l’auditeur. De la maîtrise. Sa voix glisse sur les phrases et effleure les mots. Même les mots sont mis en musique, elle en efface la rugosité ou l’accentue à volonté. C’est soyeux. Quand on écoute sa musique le temps s’efface. Envoûtante, primesautière, elle a une filiation avec le talent. C’est la naissance d’une grande mélodiste et çà donnerait une certaine fierté d’être breton. 

 

Carré Manchot 
Album Laÿou enregistré à Montauban de Bretagne

Carré Manchot vient de fêter l’anniversaire des 20 ans du groupe, qui s’est déroulé sur les rives du lac de Guerlédan, en Juillet. Leur notoriété ayant largement dépassé les frontières de la Bretagne, ils ont pu rassembler quelques 130 amis musiciens, pour des prestations de qualité. Qualité et entrain que l’on retrouve dans leur nouvel album « Laÿou ». Du classique traditionnel. A écouter et à danser. 

C’est épidermique, on se met à taper du pied. C’est du bien ficelé, du classieux. Habillé chic et pétillant. Pas ennuyeux, pas rengaine une seule seconde mais au contraire mélangé, jazzy, riche de surprises et d’impros imprévues. De la belle ouvrage mélodique celtique. Les artistes sont à l’aise dans leur musique qu’ils badigeonnent d’influences méditerranéennes. A tel point que Bretagne rime avec Espagne, avec des accents de guitare. Mais ils savent aussi faire du bon vieux trad et même chanter. Vers la fin du Cd… histoire de ne pas faire pleuvoir d’entrée. La fin est en Laÿou, (c’est le titre) qui dit que la couette sera de lande et les oreillers de houx. Ouille ! Joly travail d’Hervé Le Lu, carrément dansant. 

Contact Promo : Patricia Téglia - patricia@aoura.com - 06 85 11 10 85 

 

RESTAURANTS

ADRESSES RECOMMANDEES PAR DES ADHERENTS DE L'ACB : (ce ne sont pas des pubs !!)

(merci de nous adresser vos coups de coeur via notre fiche "contact")

 

 

Crêperie Ti-Jos - 30 rue Delambre - 75014 Paris : "Kig ha farz" : tous les jeudis soirs !

 

« Chez Claude » 166, Faubourg Saint Honoré – Paris 1er (près du Palais Royal). Tenu par un Breton d’Ille et Vilaine. Des ACB y vont régulièrement. Prix sympa.

 

"Au Bascou" 38 rue de Réaumur - 75003 Paris - Tél. 01 42 72 69 25

Les Bretons ne sont pas chauvins ... voici la preuve avec cette bonne adresse de cuisine basque : cabillaud aux poireaux, pintade à la bayonnaise, mille-feuilles à la vanille entre autres délices ...

 

Café Guitry - 10, place Edouard VII - Paris 9ème - Tél. 01 40 07 00 77. 
Bistrot chic dans le théâtre Edouard VII,  qui vit au rythme des trois coups du « gendarme ». Le chef, Philippe Le Guen est de Guingamp, il a fait ses armes auprès de Christian Le Squer et d’Alain Ducasse.

 

"Chez Michel" - 10 rue de Belzunce - Paris 10ème, et son annexe Casimir.

Fondé par un Breton de Rennes, a gardé un coté traditionnel, pas de frime, n'y allez pas pour "les tableaux, mais pour la table" : c'est tout son intérêt et c'est très sympa. Imaginez des ormeaux poëlés en persillade à la saison, des huîtres de Prat ar Coum, des Saint Jacques d'Erquy, et on y a vu des pieds de couteaux. Fromages de l'abbaye de Ti-Madeuc, Kig ha farz, kouign aman de qualité.

 

"Sterne" - 36 rue de la Condamine - Paris 17ème : Fruits de mer.

 

"La Brocéliande" - 27 rue d'Alsace - Paris 19ème : Crêperie sympa

 

"L'AUBERGE DU GOËLO" - tél : 02 96 74 33 14

Restaurant Grill au pied de l'Eglise de Châtelaudren, au coeur du "Quartier latin" de cette "Petite Cité de Caractère" ancien siège de l'imprimerie de "L' Echo de la Mode". 

 

"L' Auberge de l'écu" - Jugon les Lacs : Excellente étape entre Saint-Brieuc et Dinan

 

"Le Bistrot du Port" - 15 rue des Trois Frères Le Goff - 22000 St Brieuc - tél : 02 96 33 83 03

Le Chef fait venir son poisson directement de la criée d'Erquy. Difficile de vous conseiller un plat car la carte change en fonction des aléas maritimes, mais laissez vous guider par ses conseils ! Si vous n'aimez pas le poisson, il parait que les viandes sont aussi excellentes. L'accueil est conforme aux attentes des Bretons.

 

"L'Hermine" - 1 bd Clémenceau - Guingamp (en face en sortant de la Gare, à 100m) - 02 96 44 08 81: excellent rapport qualité / prix, ambiance conviviale

 

"Le Retour aux sources" à Moustéru - Tél. 02 96 21 84 25
Pour 10 euros vous aurez un beau choix d'entrées, une potée bretonne peut-être ce jour là, dessert, fromage, vin, café. Le tout avec le service du jeune patron et la charmante patronne.

 

"Kastell Dinn" - Kerlouantec - 29160 Crozon, tel 02 98 27 26 40 : Chez un ancien marin ! Superbe gîte maison, fait aussi 1/2 pension. Avec le bateau renversé et transformé en gîte, c'est une découverte à ne pas manquer.

 

"Aux vieux gréements" - 40 quai de la Douane, Port de Commerce - Brest : Superbe menu

 

"Fleur de sel" - 15 bis rue de Lyon - Brest : Cadre sobre et parfait, cuisine de qualité, et service pour amiraux

 

"Le Brennig" à l'Aber Wrac'h - Landeda : une adresse à ne donner qu'aux amis.

 

"Au pressoir du garzon" - Moëlan sur Mer

 

"L'Ecume des jours" - quai d'Auxerre, 29680 Roscoff, tel: 02 98 61 22 83 (menus ici )

 

"Le temps de vivre" - Roscoff : une adresse à ne donner qu'aux gourmets.

 

"Un amour de pomme de terre" - 14, place Rallier du Baty, 35000 Rennes

 

« Le Comptoir des Halles » à Rennes (35) 25 rue Jules Simon. Tél : 02 99 78 20 07. Le quartier le plus vivant de Rennes. Tenu par le fils de notre ami, Jean-Luc Poulain. Ambiance très cool, service jusqu’à une heure tardive.

 

"La guimbarde" - 11 rue Dorval - Lorient : Martine et Joël Champrons sont discrets et font de la bonne cuisine. Vous y rencontrerez des connaisseurs de l'ACB.

 

"L'Amphytrion" à Lorient - Tél. 02 97 83 34 04
Très recommandé pour son poisson : bar, homard et autres découvertes de la mer.

 

Le "Grand Large" à Port-Navalo
Un jeune couple très accueillant vous y attend et vous fera connaître de nouvelles recettes. Bravo Serge !

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