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Le
thème du jour étant le monde, notre globe-trotter infatigable,
planétologue convaincant, se trouvait dans son jardin. « Pour
insister sur le paradigme de la mondialisation. Elle est techniquement
aboutie. Mais le temps de la technique est court, le temps de la politique
est long et le temps de la culture est encore plus long et c’est cette
torsion entre les calendriers technique d’une part et économique et
culturel d’autre part qui explique les tensions que le monde vit..
C’est pour cela qu’elle est en procès ». Il parlera de
l’implosion de l’empire soviétique qui aura créé une béance idéologique,
en train d’être réoccupée par le religieux. Il parlera de l’hyper
puissance américaine, de la réussite économique de la Chine. Avant de
souhaiter « qu’avec le dialogue on arrive progressivement à
faire monter cette attention au monde qui jusqu’à présent a fait défaut ».
S’agissant
de l’Europe, il évoquera une politique étrangère bien sûr, une défense
commune … Et demande, à ceux qui pensent que l’Europe doit jouer
l’humanisation de la mondialisation, de se mobiliser. Il pense à ce
sujet que les Bretons (qui ont sauvé Maastricht) ont aussi un rôle à
jouer. En ce qui concerne la régionalisation, on est dans une logique
moins hexagonale. Selon lui, on va vers une prééminence de la Région,
ce qui apparaît une bonne chose.
Les
questions - réponses
Il
répondra à Jean-Yves Le Bras, avocat et fiscaliste, qui se demande
s’il n’y a pas eu un « petit loupé » en voyant l’équipe
Raffarin faire ce que des ministres régionalistes envisageaient il y a 25
ans. Notre ministre en convient mais admet que « la décentralisation
a sa logique à la condition qu’elle s’accompagne d’une péréquation
des moyens, ce que la nouvelle réforme ne prévoit pas ».
Une
seconde question concerne le fait que les peuples auront moins le besoin
de se déplacer et développeront leur propre identité grâce à la
mondialisation. Le ministre veut croire à cette démonstration même si
elle n’est pas encore tout à fait vérifiée sur le terrain.
Enfin,
à une question de Daniel Le Berre du Caducée breton portant sur Per
Jakez Hélias qui lui déclarait « la Bretagne n’est pas
seulement un pays mais aussi une civilisation », il citera de
nombreux exemples qui accréditent la parole de l’auteur du Cheval
d’orgueil. Il citera Anatole Le Bras, évoquera notre rayonnement
culturel ainsi que Diwan, avant de conclure sur une note d’actualité et
d’humour en relatant un de ses voyages et une participation récente au
P5 en compagnie des présidents Chirac, Blair, etc ….et la connivence
qui semblerait le lier au président Clinton. Une soirée que chacun aura
pu apprécier. Le talent de Charles Josselin aidant, les participants à
la soirée en garderont un excellent souvenir, assurément.
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