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« L’ACB veut avant tout
être une force de proposition pour la Bretagne. Elle fonctionne un
peu comme un lobby », résume Vincent Raude, secrétaire général
de l’association.
« Un lobby »
Développement
du réseau TGV, projet d’aéroport international, relance des
nouvelles technologies, actions en relation avec les grandes écoles
ou les organismes de développement bretons, mais aussi préservation
de l’identité culturelle de la Bretagne et soutien au projet de
création du parc national marin de la mer d’Iroise… Les membres
de l’ACB oeuvrent tous
azimuts en faveur d’une région
qui leur est chère.
Peut-être plus
encore parce qu’ils ont dû la quitter. « 70% de nos membres
actuels sont parisiens », indique Vincent Raude. « Pour
bon nombre, ce sont des personnes qui ont dû partir d’une
Bretagne pauvre où il n’y avait pas de travail pour eux »,
note celui qui a dû lui-même faire ce choix avant de s’engager
dans une longue carrière internationale de haut fonctionnaire.
Réseaux influents
Certes,
depuis les choses ont changé. La Bretagne est sortie de son
isolement et s’est développée d’un point de vue économique.
Mais les grandes décisions continuent d’être prises souvent loin
des régions. C’est pourquoi ces Bretons exilés, qui pour
certains ont fait carrière en politique, dans l’industrie, dans
la finance, la grande
distribution, la haute fonction publique, les médias, la culture,
etc, s’efforcent depuis quarante-deux ans à travers l’ACB de
mettre à profit leurs expériences et surtout leurs réseaux.
Ce qu’ils
feront une fois encore dans quelques jours à Vannes. Après Fougères
l’an dernier, une centaine de membres de l’ACB se retrouvera
ainsi le 27 août prochain pour leur désormais annuel rendez-vous
d’été. Répondant à l’invitation du premier adjoint de la
ville, le secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer, François
Goulard, également membre de l’association, ceux-ci découvriront
la ville, ses richesses, avant de se réunir en ateliers où seront
abordés quatre thèmes : les nouvelles technologies,
l’agroalimentaire, les activités liées à la mer et
l’international.
Un projet d’école
Le projet de création
d’un établissement scolaire capable d’accueillir les enfants
des Bretons amenés à s’expatrier pour leur travail devrait également
être abordé au cours de cette journée. D’autant que cet établissement
pourrait bien, s’il se faisait, s’installer à Vannes.
Anne
Burel

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