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L'un
des temps fort de cette journée organisée à l'initiative de l'ACB
- bien qu'il ait été un peu court aux yeux de la plupart des 150
participants - aura sans doute été celui réservé aux trois
tables rondes consacrées aux nouvelles technologies, à
l'international et à l'agroalimentaire. Trois thèmes autour
desquels les participants ont confronté leurs points de vue. Trois
thèmes forts pour une Bretagne qui doit compter sur ses propres
forces pour trouver les voies d'un développement durable, comme
l'ont expliqué en substance ces Bretons venus de l'intérieur et de
l'extérieur de la région.
Moyens en commun
De ces débats, sont ressorties plusieurs pistes de réflexion.
Comme celle de mettre l'accent sur la « mutualisation des moyens »,
comme le suggère l'un des membres de l'ACB, par ailleurs consultant
en restructuration industrielle pour le compte d'un cabinet
international japonais.
« Peut-être est-ce finalement une chance que les immenses groupes
ne soient pas venus s'installer en Bretagne », n'hésite pas à déclarer
Alain Baumard, président de l'ACB et ancien directeur international
de Kraft General Food, filiale du groupe Philip Morris. Le tissu économique
breton, et ses petites et moyennes entreprises, serait ainsi un
atout pour la région. « Les PME sont généralement plus réactives
», poursuit Alain Baumard.
Les Japonais intéressés
Et certaines de celles qui sont installées dans la région n'ont
vraiment pas de complexes à avoir. « Je travaille beaucoup avec
les Japonais, et je peux dire que là-bas, des entreprises sont très
intéressées par ce qui se fait dans plusieurs entreprises
bretonnes, notamment en matière de nutrition animale », témoigne
pour sa part Stéphane Le Saouter.
Ces témoignages encourageants faits par ces Bretons exilés ont
toutefois été nuancés par d'autres réalités évoquées par ceux
qui y sont installés.
« Les politiques n'ont pas toujours conscience des enjeux qui se
trouvent derrière les nouvelles technologies de l'information et de
la communication », se lamente Henri Caye, P-DG d'I56. Propos
repris par François Leraillez, P-DG d'Highwave Optical, qui appuie,
lui, sur la nécessité de doter la Bretagne, « non pas du haut débit,
mais du très haut débit » qui permettra à la région d'échanger
avec le monde entier.
Une ouverture que lui souhaitent intensément beaucoup de membres de
l'ACB. Des cadres souvent expatriés qui, pour certains, ont
parcouru le monde, et qui expriment aujourd'hui leur volonté de «
donner un sens à leur vie » en ouvrant largement leurs carnets
d'adresses et en faisant vivre un réseau qui ne veut pas se
contenter d'observer.
Anne
Burel
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