Mer

 

ASSOCIATION DES CADRES BRETONS

   

   

  •  Le dossier "Parc marin en mer d'Iroise" évolutions

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Port autonome de Nantes/Saint-Nazaire,

1er port de Bretagne ?

 

 

Le lundi 04 décembre 2006, nous recevions, dans le décor magnifique des salons du Sénat, Michel QUIMBERT, président du conseil d’administration du port Autonome de Nantes / Saint-Nazaire, invité par la commission « MER » de l’association, sur le thème « Port de Nantes / Saint-Nazaire, 1er port de Bretagne ? ». 

Avec une brillante faconde, Michel QUIMBERT a commencé sa démonstration en racontant l’histoire de son port à travers les siècles. Cette histoire est déjà fort ancienne ; en effet, le port de Nantes date de 3000 ans, titre d’un ouvrage d’ailleurs édité par les services du port pour mettre en avant l’ancienneté et la pérennité de celui-ci qui est quasiment un des plus vieux ports du monde. 

Le port de Nantes a précédé le port de Saint-Nazaire dans l’histoire. Dans notre ère moderne, ces deux ports forment une seule entité administrative. 

Les quais du port s’étalant sur les rives de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire, en passant par Cheviré (terminaux de produits forestiers, céréaliers, roulier), Roche Maurice (céréales), Donges (postes pétroliers), 
Montoir de Bretagne (terminaux conteneurs, rouliers, méthaniers, agro alimentaire, charbonniers, etc.) avec cette centrale qui alimente en électricité la Bretagne depuis que Brénilis (29) a cessé son activité, et, enfin, Saint-Nazaire avec son chantier naval mondialement connu se situant sur le site de Penhoet et ses terminaux fruitiers, céréaliers, frigorifiques et de colis lourds. 

Le port de Nantes / Saint-Nazaire est actuellement le 4ème port français (derrière Marseille-Fos, Le Havre et Dunkerque) avec un trafic en 2005 de 34,5 MT qui sera en progression cette année. Les investissements lourds, prévus notamment à Montoir de Bretagne pour développer la conteneurisation, assureront la pérennité des trafics. 

Michel QUIMBERT considère que le port de Nantes / Saint-Nazaire va pouvoir constituer une alternative intéressante voire, selon lui, incontournable à l’engorgement des ports du nord de l’Europe. Il assure que les navires pourront s’arrêter dans son port plutôt que d’aller emprunter ce sas d’étranglement que constitue le passage en Manche, endroit où la navigation maritime est la plus dense au monde. Il prévoit aussi de lancer la première « autoroute de la mer » entre un port espagnol et son port tout en rappelant qu’il faut au moins six navires en rotation pour qu’une telle « autoroute de la mer » puisse se pérenniser ; cela nécessite une organisation au cordeau pour le « timing » d’embarquement et de débarquement des camions et / ou des remorques dans chaque port, pari que le port de Nantes / Saint-Nazaire compte fermement tenir avec son partenaire espagnol. 

Et la Bretagne alors ? Pour Michel QUIMBERT, la réponse est évidente : Nantes / Saint-Nazaire est non seulement le premier port de Bretagne mais LE port de la Bretagne ; non point qu’il veuille éclipser l’existence des autres ports comme ceux d’intérêt national (P.I.N.) que la région Bretagne va prendre en charge à compter du 1er janvier 2007 (à savoir Saint-Malo, Brest et Lorient), mais il souhaite trouver une relation plus forte avec ces ports en créant un point de convergence sur Nantes / Saint-Nazaire, notamment pour les cargaisons destinées à prendre les grandes routes maritimes du monde, le cabotage 
spécifique au P.I.N. demeurant leur apanage. Selon son président, le port de Nantes / Saint-Nazaire est une partie intégrante de l’économie bretonne même s’il se trouve administrativement en pays de Loire. Le fait est selon lui historique et d’une évidence économique certaine. 

Michel QUIMBERT revendique le caractère breton du port de Nantes / Saint-Nazaire sans doute aussi par pur atavisme étant lui-même, comme il le rappela, originaire du Finistère sud. 

Sur un ton convaincu et une verve innée certainement entretenue dans les barreaux qu’il fréquente pour défendre ses dossiers maritimes (*), Michel QUIMBERT nous a captivés pendant deux heures de ce dîner-débat très instructif et passionnant, tout en répondant ensuite, et fort sympathiquement, à nos questions. 

Il nous a donné rendez-vous dans « son » port très prochainement et nous avons pris date. 

A très bientôt Michel, et encore merci. 

Philippe GARO - Administrateur, en charge de la Commission « MER » de l’A.C.B. 

(*) Michel QUIMBERT est avocat au barreau de Nantes. 


  

Sauvons les phares ! 

Ces équipements techniques sont aussi des monuments historiques

La Société Nationale pour le patrimoine des phares et balises met tout en oeuvre pour sauvegarder ce parc et le faire découvrir au public. 

La Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises est une association reconnue d’intérêt général qui a pour objectif la sauvegarde du patrimoine immobilier, mobilier et culturel des phares et balises. Elle 
oeuvre aussi à faire connaître la grandeur culturelle de ce patrimoine afin que les générations futures en assurent la pérennité. 

Le phare est le symbole fort de la présence volontariste des hommes dans l'âpreté de l'environnement maritime. Témoin avancé en mer, il a été aménagé avec un luxe de matériaux et un savoir-faire inattendus dans cet environnement. 

Mais leur gros entretien a disparu depuis plus de trente ans. La qualité de leur assemblage et leur imposante stature ne suffiront pas à les préserver. Ce n’est pas parce qu’un phare est toujours debout et allumé chaque nuit qu’il ne connaît pas des dégradations intérieures, parfois irréversibles. Les phares et les balises sont à la fois des équipements techniques qui jalonnent nos côtes et des monuments historiques à conserver. Ils sont aussi un atout essentiel du riche patrimoine culturel et touristique de nos régions littorales. Profondément ancrés dans le paysage et les traditions maritimes, les phares offrent une variété et une rareté qui n’ont pour égal que la forte densité de leur répartition le long des côtes. Il serait dommageable que malgré leur renommée mondiale ils disparaissent. 

Car ils sont menacés, particulièrement ceux qui sont en mer. 

Le rôle de la mer et du vent est de saper leur présence. Seuls une excellente construction et un entretien vigilant leur ont permis de rester jusqu’à présent plus ou moins intacts face au large. Soumis aux éléments 
les plus difficiles, aux rigueurs des budgets publics et à l’absence de gardiennage depuis très longtemps, ils connaissent tous, à des titres divers, les affres d’une lente décrépitude qui, si elle se poursuit, les condamnera 
dans un avenir proche. 

En accord avec les Phares et Balises et les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), la Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises a lancé un plan de mécénat réaliste pour les sauvegarder 
selon un programme méthodique, élaboré cas par cas. Cet exceptionnel patrimoine doit être pris en main par les forces vives de la Nation. Les entreprises doivent légitimement s’enorgueillir de pouvoir participer à la sauvegarde des plus beaux fleurons de leur région. C’est une action novatrice dont le thème, les phares, passionne tous les publics. Ses auteurs en retireront tous les bénéfices, et pas uniquement en termes 
d’image et de communication. 

Dans cette perspective, la S.N.P.B. a ouvert une « TABLE RONDE DES PHARES » aux entreprises qui souhaitent contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine. Toute entreprise qui le désire peut y participer car le 
seuil de participation à ce fonds commun est volontairement très accessible. De plus, 
grâce à la loi sur le mécénat, 60 % du montant de chaque don est repris en crédit d’impôt. L’association est habilitée à délivrer le reçu fiscal nécessaire à cette mesure. 

En Bretagne, le sauvetage du site du fameux phare du Stiff (Ouessant) est entièrement dû à son intervention. Ce site exceptionnel devait en effet être vendu par les Domaines. À la demande de l’association, il a échappé de justesse à ce démantèlement. Elle a ensuite fait attribuer les maisons de gardiens au Conservatoire du Littoral. Elle a été autorisée par les Phares et Balises à lancer un programme de restauration de l’intérieur du phare du Stiff. Ce vaste projet de remise en état des boiseries d’époque Louis XIV sera suivi d’une réorganisation des salles intérieures en vue d’une ouverture à la visite au nombreux public du futur parc marin d’Iroise. 

La TABLE RONDE DES PHARES en Bretagne réunit déjà plusieurs chefs d’entreprise qui ont décidé de participer au mécénat en faveur des phares bretons. Le prochain dîner débat de la Table se tiendra fin octobre et 
une réunion semblable aura lieu vers le début décembre. Pour y participer, il faut 
contacter l’association via son site. 

La Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises a de nombreux dossiers et réalisations en cours sur les différents littoraux. Les développer ici serait trop long. Un aperçu est disponible sur son site Internet. 

Pour tout cela, elle a l’ambition légitime de devenir l’interlocuteur privilégié des Pouvoirs Publics en ce qui concerne la gestion de ce patrimoine. La puissance publique pourra lui déléguer cette mission de service 
public qu’elle entend assurer avec rigueur et efficacité. Il ne s’agit pas de remplacer l’État dans sa mission régalienne de balisage. Il s’agit de coordonner les moyens nécessaires à la sauvegarde de cet unique patrimoine, le plus ancien et le plus riche du monde. Phares en mer, à terre, tourelles et bâtiments divers et si nombreux, tous issus du financement public, constituent un tout indissociable, un patrimoine national qu’il 
nous appartient de conserver. La Société Nationale pour le Patrimoine des Phares et Balises milite contre le démantèlement systématique de ce parc alors qu’il faudrait faire preuve d’inventivité et d’imagination pour 
que l’exploitation de ce patrimoine permette non seulement son entretien mais surtout sa découverte par le public, tout particulièrement la jeunesse. Les lieux forts où il est érigé, le monde maritime qu’il représente, 
les découvertes qu’il suppose, dont celle de la mer, sont autant de facteurs éducatifs, sources d’intégration nationale. C’est un des grands axes de travail de l’association. 

Ce patrimoine est un potentiel rare dont nous ne devons pas accepter la condamnation à terme, quels qu’en soient les motifs. 

Les phares sont les palais de notre littoral. C’est une véritable richesse nationale couronnée par trois siècles d'une aventure humaine hors du commun à laquelle notre mémoire collective est attachée pour toujours. 

Marc POINTUD 
Président National 


SOCIETE NATIONALE POUR LE PATRIMOINE DES PHARES ET BALISES
Association loi 1901 – JO du 02/11/02-
Siège social à 75013 PARIS 
Secrétariat National : B.P. 20   22770 LANCIEUX.
Sites : www.pharesetbalises.org  - http://echos-snpb.pharesetbalises.org
Courriel : contact@pharesetbalises.org